mardi , 19 février 2019
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MOSTAGANEM : LE CULTUREL S’ENLISE

« LA PERLE DE LA MEDITERRANEE » PERD SON ECLAT

Durant l’événement ‘Mostaganem capitale du théâtre 2017/2018, les chargés de l’information de la direction de la culture  et de ses appendices(Maison de la Culture, Bibliothèque principale, Théâtre régional… ) ne manquaient jamais de nous informer bien à l’avance des différents programmes culturels par tous les canaux (réseaux sociaux, invitations personnalisées , téléphone , sms…) et en retour  la presse rendait compte sans oublier certains bloggeurs qui alimentaient les réseaux sociaux par des directs.

La particularité de mes correspondances, outre le fait d’informer  les lecteurs de la fiche technique du produit culturel, je rajoutais une analyse ou plus modestement une lecture personnelle. Pour le théâtre  je rapportais fidèlement l’avis du public et encourageais les jeunes comédiens et rares comédiennes; pour cela on m’apostropha à plusieurs reprises  sur la flagornerie dont je faisais preuve à l’égard des jeunes troupes au détriment de la qualité de leur production. Je rétorquais toujours : voyez dans le rétroviseur de notre passé récent et plus particulièrement les années rouge et noire, et vous vous rendrez compte que nous revenons de loin !

Durant le festival du théâtre arabe 2017, plusieurs ateliers furent organisés et la question de la formation des journalistes sur la critique du théâtre fut posée à bon escient et il semble qu’elle ait été retenue pour les prochains festivals.

 La critique du produit culturel

Il est évident que la critique de tout produit culturel nécessite sans aucun doute des compétences d’abord dans le domaine en question, dans l’expression orale et/ou écrite, dans les techniques usitées, dans l’histoire de l’art sans être un spécialiste, dans la psychologie en tant que science humaine et le plus important avoir de la passion pour tel ou tel art. Seul le lecteur, l’auditeur ou le téléspectateur sera en mesure d’apprécier la critique du produit culturel et l’incitera à aller voir le spectacle, lire l’ouvrage, écouter la musique ou assister à une exposition de peinture, de sculpture, de photographies…

Il m’est arrivé à plusieurs reprises de m’entretenir avec des hommes de théâtre connus et reconnus et ne pas être d’accord avec leur façon de penser sur telle ou telle pièce et cela est d’autant plus enrichissant pour ma personne dans la mesure où je rapporte dans mes articles un avis contradictoire qui permet justement au lecteur de se faire sa propre idée. Car tout de même, une pièce est écrite et montée à l’attention d’un public, il appartient à ce public d’apprécier. C’est lui qui consomme.

Il y a quelque part un hiatus entre la création pseudo-intellectuelle – je pensais à la pièce ‘L’ennemi du peuple’ – et celle qui fait réfléchir par les émotions et là – mon regard se tourne sur Torchaka&Zalamit qui remplit la salle, toutes deux du TNA Mahieddine Bachtarzi d’Alger.

L’honnêteté intellectuelle voudrait que le journaliste cite la fiche technique du produit (ce que bon nombre de confrères font et qui ne les engage en rien)rapporte les faits et le déroulement (ce qui est un début de critique) et commente l’avis du public (ce qui nécessite son implication).

Le journalisme culturel n’est pas un passe-temps, c’est d’abord une passion et ensuite une création intellectuelle pour devenir à la fin lui-même un produit culturel. En somme un travail !

Depuis, le rideau est tombé sur cet événement sans qu’un bilan ne soit dressé ; les manifestations culturelles sont devenues rarissimes et quand  il y en a on n’informe plus ceux qui critiquent même si leurs papiers n’ont jamais été ni sulfureux ni caressant dans le sens du poil.

 Que nous reste-t-il ?

Mais tout de même on peut se poser certaines questions : A quoi sert un théâtre qui a coûté très cher pour assister à quelques pièces qui se comptent sur le doigt d’une  main ? Et ce joyau de cinémathèque au centre-ville qui ouvre ses portes quelques après-midis qui se comptent sur les doigts de l’autre main ? Et le festival du film et du documentaire révolutionnaire que devient-il ? Et nos grands écrivains qui ne passent plus dans la Bibliothèque ? Et les commissions de lecture non encore installées ? Quant à la maison de la culture je réserve mon appréciation, une nouvelle direction vient d’être installée après les soubresauts d’un étourneau qui a desservi le monde culturel.

Puisque on ne peut plus critiquer le produit culturel on critiquera son absence, le manque, la rumeur, la gabegie, taqachouf, la répartition des subventions aux associations, les dettes antérieures, le FNTA, son siège et ses factures impayées, les toiles d’araignées dans les bibliothèques sans eau ni électricité, tout ce qui n’arrive pas à l’heure… en somme la politique du culturel édictée par Alger.

 Djamil Hadj Mohamed

Ecrivain-Auteur

Djamil Hadj Mohamed
Djamil Hadj Mohamed

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