lundi , 19 novembre 2018
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MOSTAGANEM : COMMEMORATION DU 60ème ANNIVERSAIRE DE L’EXECUTION DU CHAHID HADJ AHMED SI AFIF

                                               LA REVOLUTION DE NOVEMBRE REVISITEE       

Ils étaient nombreux – représentants des autorités militaires (Darak El Watani, Sureté et Protection civile), civiles (Dr Friha Abdelghani DSP, Lebgaa Moussa DRE, Beloulou Ramdane DJS), famille révolutionnaire, mouvement associatif, proches et amis – à commémorer ce vendredi le 60ème anniversaire de l’exécution du Moudjahed et militant de la première heure Hadj Ahmed SI AFIF par la soldatesque coloniale.

Né le 13 avril 1925, il poursuivit sa scolarité entre 1931 et 1937, année de sa réussite au CEP, il apprendra le coran par cœur aux Zaouiya du Cheikh Bencherif de Sidi Ali et des Ouled Khlouf à Sidi Lakhdar ; il reçût comme récompense une traction Citroën de son père Hadj Bouziane pour leur permettre d’effectuer ensemble en 1952 un pèlerinage à la Mecque.

A l’âge de 17 ans (1942), il sera interpellé par une patrouille de nuit de la gendarmerie en train de taguer sur la façade de la Mairie des slogans nationalistes tels ‘Algérie libre, Algérie musulmane…’. Très tôt il adhérera au PPA (1945) et contribuera de façon effective à la préparation de l’insurrection de Novembre après la réunion du 28 octobre 1954 qu’a présidé Larbi Ben M’hidi à Ghar Sidi Youcef dans la propriété de son père, non loin du Mausolée de Sidi Afif.

Au lendemain de l’insurrection, il sera arrêté pour suspicion d’implication dans les événements qu’a vécus la ville de Sidi Ali dans la nuit du 31/10 au 1er novembre 1954. Cela lui vaudra une année de détention à la prison civile de Mostaganem. Elargi, il reprendra ses activités partisanes jusqu’au jour de sa seconde arrestation le 19 septembre 1956 pour avoir assuré la logistique au commando de Djebli Mohamed à la bataille héroïque de Sidi Zegai – Tazgait (Daira de Sidi Ali) les 13, 14 et 15 septembre 1956.

Transféré au camp de concentration et de la mort de Cassaigne (Sidi Ali) – 2ème bagne après celui de Ouagadougou du temps de l’empire français – où il subira d’innommables tortures telles l’arrache à vif de ses ongles et de sa dentition, le passage à la gégène, à la bassine d’eau savonneuse, la crucifixion et l’horrible calvaire de ‘la bouteille’ qui lui fracturera le bassin le contraignant à ramper pour se mouvoir. N’ayant pas cédé à la torture pour épargner les membres de son réseau, il sera transporté agonisant un dimanche 5 octobre 1958 par ses tortionnaires pour être froidement assassiné au croisement de la forêt de Ain Brahim (Sidi Lakhdar).Sa sépulture sera transférée le 5 juillet 1986 au carré des chouhadas de Ouled Baroudi (Daira de Sidi Lakhdar).

Dans ce cimetière pavoisé aux couleurs nationales, l’émotion se lisait sur les visages de tous ces pèlerins d’un jour. Invité à prendre la parole Habib SI AFIF fera à l’assistance un récit des derniers instants de vie de son géniteur, ces informations qu’il tient de ses compagnons de détention en l’occurrence les moudjahed Benali Boudida, Amar Belhamiti et Hadj El Habib Belarbi (les deux beaux-frères du supplicié).Il dira qu’au moment d’embarquer le détenu vers son ultime destination et en guise d’adieux, il soufflera à l’oreille de Belarbi le nom du délateur ayant mis à mal son réseau et que « si la bannière nationale venait à flotter sur une Algérie libérée emmenez le traître à Ain Brahim subir le même sort que celui qui m’est réservé cet après-midi.

Prières invoquées par Hadj Charef Nekrouf précéderont moult versets du coran par l’islamologue Abdelkader Merabet au pied du monument dédié aux martyrs.

A Sidi Ali la délégation sera accueillie sur le parvis du musée par Mohamed Boussaidi P/APC de la ville accompagné du chef de sûreté de Daira.

Pour mémoire : dans ce camp, site abject de l’horreur et de la barbarie coloniale, 45000 militants de la cause nationale ont transité dont 3300 y ont laissé leur vie sous les tortures, parfois même jetés agonisants dans un puits limitrophe connu sous le nom de ‘Hassiokba’.

Certains visiteurs craqueront lors de la tournée des cellules – conservées par ailleurs dans leur état originel où se pratiquaient à l’encontre des hommes et des femmes toutes sortes de tortures-.

Au cours de la veillée religieuse au domicile de son fils ainé Habib organisateur de cet événement, récitations du coran par le Cheikh Meddah Bendhiba fils de chahid et Imam de la mosquée Okbabnou Nafaa et conférences en la circonstance ont été données par les docteurs Bouasria Benazouz Avocat et professeur à l’université Ibn Badis de Mostaganem et Abdelghani Friha (DSP).

Djamil Hadj Mohamed

 

Djamil Hadj Mohamed
Djamil Hadj Mohamed

 

 

 

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