jeudi , 27 juin 2019
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Mostaganem se rappelle de Bachir Hadj Ali

Au mois de mai je ne peux résister à l’écriture de chroniques sur des faits culturels parce que le monde de la culture se réveille après une hibernation du moins à Mostaganem. Cette année avec le Hirak, l’attention est soutenue sur le fait politique et comment quand on sait que l’avenir de l’Algérie se prépare aujourd’hui sur les pavés des rues de chaque coin de la république en marche.

Et dans les sillons de ma mémoire un nom est apparu et je me suis dit s’il était de ce monde il aurait été fier de cette jeunesse pétillante, il s’agit en l’occurrence de Bachir Hadj Ali.

N’étant pas très féru d’histoire, je l’ai connu seulement en 2016 quand un universitaire Mr Ghobrini Mustapha me sollicita pour organiser un après-midi littéraire et rendre un hommage à cette personnalité en me remettant un de ses ouvrages ‘Œuvre poétique’.

La bibliothèque ‘Dr Moulay Belhamissi’ regroupa ce jour-là des universitaires, des poètes, des écrivains, des historiens, de simples admirateurs de l’écrivain qui se succédèrent sans protocole autour de sa fille Nadjia pour apporter un témoignage chacun à sa manière.

Beaucoup d’émotion à l’évocation de Bachir Hadj Ali, tantôt l’adolescent rebelle, le militant acharné du PCA, le combattant d’avant l’heure, le Moudjahed, le politicien, le détenu, le torturé, l’exilé dans son propre pays, l’écrivain, le poète, l’ami, le père…la référence.

On ne tarira pas assez d’éloges sur ce grand homme faisant partie d’une génération que l’Algérie a enfanté et qui ont marqué son histoire pour ne citer que les plus proches Mohammed Khedda, Jean Senac, Mouloud Mammeri,… D’ailleurs un pur hasard a voulu que l’hommage qui lui fut rendu se glisse entre la série de conférences dispensées la veille à l’université sur Mohammed Khadda et son exposition de peintures prévue le lendemain à la Maison de la culture, alors que tous les deux disparurent la même année (1991), un mois de mai, à quelques jours d’intervalles et furent enterrés côte-à-côte comme pour rendre éternelle leur amitié .

Parler de Bachir Hadj Ali demanderait des heures tant son histoire est truffée d’anecdotes, d’actes héroïques et de bravoures, de positions fermes et irréductibles, de pensées prémonitoires, d’idées avant-gardistes, de rêves ‘nationalistes’, d’écrits prolifiques mais sublimes…Tous s’accordaient et le professeur Mansour Benchehida l’affirma haut et fort que cet écrivain est non seulement un humaniste mais un écrivain CLASSIQUE algérien.

Lechlech Boumediene chercheur en histoire retraça la biographie de l’écrivain en s’attardant quelque peu sur l’environnement dans lequel il a évolué en apportant des précisions sur les compagnons du militant et ceux qui forgèrent sa personnalité. Un poème écrit par l’historien en dialecte fut déclamé sur un air musical.

Je lus à l’assistance un poème en français ‘Rêves en désordre’, je fis remarquer à l’assistance que ma contribution à cet hommage était due à une ‘similitude’ – si on peut l’appeler ainsi – des moments d’incarcération coïncidant avec l’écriture. Je reconnus humblement qu’en lisant pour la première fois les textes de Bachir Hadj Ali, j’avais retrouvé un instant l’atmosphère pesante de la cellule et la solitude de l’écrivain emmuré. La similitude s’arrête là car l’écriture de Bachir Hadj Ali est tellement belle, riche et intelligente que la littérature algérienne francophone gagnerait à créer une chaire réservée à cet écrivain. Se retrouver dans ses mots est à la fois un bonheur et un délice intellectuel.

Sur l’affiche le nom de Bachir Hadj Ali fut affublé d’une phrase ‘le poétiquement correct’, ce qui fit interroger un jeune poète : peut-on séparer la politique de la poésie quand elles sont si intimement liées par l’histoire de L’Algérie et de son serviteur ?

Mansour Benchehida a tenu à revenir sur le poème ‘Lire’ qui – faut-il le préciser – pour le comprendre, il est nécessaire de faire appel à l’histoire et les sources d’inspiration de l’auteur. Bachir Hadj Ali vous renvoie à de la recherche, il vous met sur des pistes, il suscite la curiosité et titille votre intelligence dans une émotion toute particulière. Le professeur d’université se trouve satisfait que des algériens se réconcilient avec leur passé et ses hommes. Cet hommage est le premier jalon d’une reconnaissance pour ne pas dire d’une renaissance de la culture authentique algérienne.

Nadjia Hadj ali est intervenue pour raconter son père au quotidien et ses relations avec Hadj Mohamed el Anka, ses visites à Ain Sefra et Saida où il fut exilé, à la prison de Lambèze, son amitié avec Rimiti, sa rencontre avec la famille Bouamama et des écrits éponymes que l’on n’a pas retrouvé. « Mon père, dira-t-elle, je ne l’ai pas connu suffisamment, j’ai peu de souvenirs d’enfance mais je garde l’image d’un homme bon, affectueux et attentionné ».

Dès que le débat fut ouvert des amis à la famille Hadj Ali prirent la parole pour apporter un témoignage : Reda Doumaze apporta un éclairage sur l’école de musique chaabie de ‘El Anka’ si bien écrite par Bachir hadj Ali dans ses ouvrages de musicologie ; Il s’est intéressé à la musique bien avant l’écriture.

Abderrahmane Djelfaoui & Fateh Ahgrane tous deux écrivains poètes, firent lecture d’un texte choisi par leurs soins pour faire remarquer la beauté du texte et la qualité sémantique. Ils relatèrent dans un bref exposé l’atmosphère des années 40/50 et les grands noms contemporains qui suscitèrent chez notre écrivain l’énergie requise pour la libération du pays. Ils évoquèrent entre autre Anna Greki une amie à ce groupe et la similitude dans les positions des militants du PCA.

Un café littéraire en lieu et place de sa résidence à Hussein Dey devait être créé portant son nom. Mais de là-haut il doit être fier quand il voit ce peuple réclamer sa liberté après la libération de la terre du joug colonial.

Le texte que je vous propose a quelque ressemblance avec le mouvement du peuple (Hirak).

Dure cette durée

Talus en éboulis

Versant raide

De raideur

Pente en brèches et géhenne

Forêt d’étincelles

Jaillies de nos yeux

Extrait de ‘Œuvre poétique’ de Bachir Hadj Ali p.259 Editions ANEP 2012

Djamil Hadj Mohamed

Djamil Hadj Mohamed
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