dimanche , 16 décembre 2018
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MOSTAGANEM : UNE « SOCIETE CIVILE » A ASSAINIR

Un sujet qui m’interpelle chaque jour quand je lis les termes de ‘Société civile’ dont chacun s’en réclame ou s’en offusque que des anonymes le représentent épisodiquement, selon le cas.

Dernièrement sous couvert d’une commémoration du 64ème anniversaire du déclenchement de la révolution de novembre 54, une coordination NATIONALE (sic) de la société civile (région Ouest) a parrainé la rencontre.

Première nouvelle ! Mais quelle est la définition de la ‘Société civile’ ? cela m’a contraint d’aller potasser la question sur Internet et j’ai eu à  confirmer ce que je pensais déjà depuis mes cours de philosophie de terminale (3ème AS) enseignée par feu le père VIDIL ; c’est l’ensemble des associations, syndicats et même partis  politiques qui sert de courroie de transmission entre l’Etat et les citoyens.

Maintenant donnez-moi votre définition et je vous dirais où sont réellement vos intérêts. Sans vouloir décrier toutes les associations existantes – ce serait une erreur voire une malhonnêteté de ma part  – il y a quand même anguille sous roche pour un certain nombre d’entre-elles. Et celles et ceux qui font beaucoup de bruit autour de leur personne – qui se considèrent comme incontournables – sont ceux-là qui ont beaucoup de choses à se reprocher.

Pour que l’on ne me rétorque pasde nommer les intrus au niveau de Mostaganem (mais c’est Kifkif ailleurs), que la Wilaya exige la transmission et la publication des bilans d’activités, moraux et financier dans le journal local, des procès-verbaux d’Assemblées générales,des attestations d’existence du Siège (quand un local est attribué) confirmés par un huissier de justice. Et on découvrira des vertes et des pas mûres : pas d’adhérents suite défections, démissions et décès rendant l’association unipersonnelle (Wahdou), pas d’assemblée générale depuis belle lurette c’est-à-dire quelques années et non pas quelque heures, aucune activité si ce n’est quelques commentaires sur les murs des réseaux sociaux, certains prétendent même que des essais et des ouvrages sur le thème de leur association (rien que ça) sont en cours de préparation,des sièges qui ont changé de destination devenus local de fabrication diverse ou atelier…

Certes cet article ne va pas être apprécié par ces intrus et il y en a, surtout les présidents à vie qui se sont montés le bourrichon et se croient aujourd’hui investis d’une mission après s’être accaparé ou fabriqué un curriculum vitae (CV) ou une carte de visite historique – bien sûr – à coups de compromis et de compromissions.

L’Etat n’est pas dupe ! Un siège, quelques prébendes octroyées une fois par quinquennat… et une laisse s’accroche à leur cou.

Alors ‘Démocratie participative’ telle avancée par les pouvoirs publics oui et mille fois oui mais que des individus s’offrent 2, 3 et 4 associations dont l’objet est pompeux mais qui en fait sonne creux comme une potiche vide et qui plus est se prétend ‘Société civile’ ou même un de ses éléments, NON ! La démocratie participative passe par la transparence de tous les satellites surtout les nébuleux groupuscules qui gravitent autour d’une place publique.

Ceux qui me contredisent dans leur for intérieur, je leur lance : « Chiche envoyez les documents réglementaires cités plus haut avant ce 31/12 et publiez-les sur vos réseaux sociaux au lieu de déblatérer et duper les novices tout en salivant  sur les pompes de vos soutiens financier, administratif, politique ou autres d’accointances ».

La société civile en sortira grandie quand la transparence dans la gestion des associations sera la priorité de l’Etat …et des citoyens. Parce que ne pas dénoncer la fraude c’est en devenir complice.

Aussi pour la bonne compréhension, la ‘Société civile’n’est pas du tout un groupement homogène représenté par une seule voix ; il ne s’agit pas non plus d’une masse de citoyens isolés qui représenteraient leurs intérêts de manière individuelle. « Les personnes se regroupent plutôt librement suivant leurs centres d‘intérêt ou leur orientation personnelle et professionnelle, au sein de clubs, d’associations et/ou de mouvements sociaux, pour faire des échanges et agir ensemble en vue d’objectifs communs ».

Une coordination NATIONALE des associations de diverses wilayate est plausible mais de la Société civile, c’est du délire voir une usurpation donc un délit !

Djamil Hadj Mohamed, Ecrivain-auteur

Djamil Hadj Mohamed
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2 commentaires

  1. Vous abordez un sujet fort complexe relatif à la société civile et son organisation à Mostaganem, en relevant aussi des paradoxes dont chacun semble – t- il détient sa vision de son organisation. Il me semble là que votre vision à vous converge dans l’absolu c’est-à-dire une manière homogène de traiter organiquement ce sujet sur la base de ce que vous a appris dîtes-vous l’internet que nous avez consulté. Cependant la réalité sur le terrain est tout autre.
    Il existe à la date de l’année 2008 : 81.000 associations créées depuis 1991 à travers le territoire, agréées soit par les communes soit les wilayas soit l’Etat. 80% de ces associations figurent sur le tableau du mouvement associatif brassant tous les thèmes, et qui constituent en principe la colonne vertébrale de la sociale civile. Elles sont agréées par la pouvoirs publics et aussitôt phagocytés par eux.
    Leur implication reste timide, elle se limite dans la majorité des cas à publier des articles dans la presse ou sur Fb pour dénoncer certaines situations flagrantes d’abus. Elles sont parfois invitées par ces mêmes pouvoirs publics à certaines manifestations ou pour faire « le pompier » à l’occasion de volontariat pour montrer qu’on fait de la démocratie et les impliquer réellement. Les actions de ces associations à Mostaganem restent ponctuelles et n’ont pas une réelle capacité à mobiliser l’opinion publique et susciter un enthousiasme pour des adhésions.
    Nos associations sont confrontées au manque d’information, elles sont exclues. Pourtant la loi N° 06-06 du 26 février 2006 portant loi d’orientation de la ville donne à la gestion de proximité selon laquelle sont recherchés et mis en place les supports et procédés destinés à associer directement ou par le biais du mouvement associatif, le citoyen concernant son cadre de vis et d’en apprécier et évaluer les effets engendrés.
    Une avant-garde de citoyens ont cette volonté de s’impliquer dans le mouvement associatif elle est consciente que l’autorité politique locale ne peut plus être seule aujourd’hui à décider d’un projet commun à long terme, ni à conduire la mise en œuvre des actions qui en découlent, phase par phase, programme par programme.
    En d’autre termes nos associations ont toujours souhaités, un partenariat efficace, basé sur les principes de participation citoyenne, il est essentiel pour forger chez les citoyens une vision commune de développement durable. Au contraire ce n’est pas comme cela que pense l’autorité politique ; elle craint que cela puisse être un moyen de partager le pouvoir avec le mouvement associatif, par voie de conséquence sciemment il reste marginalisé et il vivote.
    Si ces pouvoirs publics arriveront un jour à instaurer une véritable démocratie participative comme prévu par la constitution c’est-à-dire impliquer le mouvement associatif dans toute sa thématique dans des contrats programmes selon une charte préétablie dans le cadre d’un partenariat gagnant/gagnant ; alors là on pourra parler d’une action organique statutaire qui respectera aussi bien les assemblées générales, l’appel à un commissaire aux comptes, les adhésions, la transparence dans la gestion etc.
    Sachez aussi que le mouvement associatif Algérien né en 1991 a 27 ans d’âge il est encore naissant. Il n’a pas encore capitalisé une l’expérience susceptible de le mettre au devant de la scène, il n’a pas encore pris les rennes de ce qu’on appelle le dialogue, la concertation, et la codécision avec les pouvoir publics, comparé par exemple au mouvement associatif Français qui est bicentenaire par la loi de 1901. Alors attendons de consolider ce mouvement associatif dans la plénitude de sa mission socio-économique et culturelle, pour aborder le sujet de la société civile, C’est encore prématuré.

  2. commentaires publiés sur facebook:
    Mohamed Krelifa : Vous abordez un sujet fort complexe relatif à la société civile et son organisation à Mostaganem, en relevant aussi des paradoxes dont chacun semble – t- il détient sa vision de son organisation. Il me semble là que votre vision à vous converge dans l’absolu c’est-à-dire une manière homogène de traiter organiquement ce sujet sur la base de ce que vous a appris dîtes-vous l’internet que nous avez consulté. Cependant la réalité sur le terrain est tout autre.
    Il existe à la date de l’année 2008 : 81.000 associations créées depuis 1991 à travers le territoire, agréées soit par les communes soit les wilayas soit l’Etat. 80% de ces associations figurent sur le tableau du mouvement associatif brassant tous les thèmes, et qui constituent en principe la colonne vertébrale de la sociale civile. Elles sont agréées par la pouvoirs publics et aussitôt phagocytés par eux.
    Leur implication reste timide, elle se limite dans la majorité des cas à publier des articles dans la presse ou sur Fb pour dénoncer certaines situations flagrantes d’abus. Elles sont parfois invitées par ces mêmes pouvoirs publics à certaines manifestations ou pour faire « le pompier » à l’occasion de volontariat pour montrer qu’on fait de la démocratie et les impliquer réellement. Les actions de ces associations à Mostaganem restent ponctuelles et n’ont pas une réelle capacité à mobiliser l’opinion publique et susciter un enthousiasme pour des adhésions.
    Nos associations sont confrontées au manque d’information, elles sont exclues. Pourtant la loi N° 06-06 du 26 février 2006 portant loi d’orientation de la ville donne à la gestion de proximité selon laquelle sont recherchés et mis en place les supports et procédés destinés à associer directement ou par le biais du mouvement associatif, le citoyen concernant son cadre de vis et d’en apprécier et évaluer les effets engendrés.
    Une avant-garde de citoyens ont cette volonté de s’impliquer dans le mouvement associatif elle est consciente que l’autorité politique locale ne peut plus être seule aujourd’hui à décider d’un projet commun à long terme, ni à conduire la mise en œuvre des actions qui en découlent, phase par phase, programme par programme.
    En d’autre termes nos associations ont toujours souhaités, un partenariat efficace, basé sur les principes de participation citoyenne, il est essentiel pour forger chez les citoyens une vision commune de développement durable. Au contraire ce n’est pas comme cela que pense l’autorité politique ; elle craint que cela puisse être un moyen de partager le pouvoir avec le mouvement associatif, par voie de conséquence sciemment il reste marginalisé et il vivote.
    Si ces pouvoirs publics arriveront un jour à instaurer une véritable démocratie participative comme prévu par la constitution c’est-à-dire impliquer le mouvement associatif dans toute sa thématique dans des contrats programmes selon une charte préétablie dans le cadre d’un partenariat gagnant/gagnant ; alors là on pourra parler d’une action organique statutaire qui respectera aussi bien les assemblées générales, l’appel à un commissaire aux comptes, les adhésions, la transparence dans la gestion etc.
    Sachez aussi que le mouvement associatif Algérien né en 1991 a 27 ans d’âge il est encore naissant. Il n’a pas encore capitalisé une l’expérience susceptible de le mettre au devant de la scène, il n’a pas encore pris les rennes de ce qu’on appelle le dialogue, la concertation, et la codécision avec les pouvoir publics, comparé par exemple au mouvement associatif Français qui est bicentenaire par la loi de 1901. Alors attendons de consolider ce mouvement associatif dans la plénitude de sa mission socio-économique et culturelle, pour aborder le sujet de la société civile, C’est encore prématuré.

    Djamil Hadj Mohamed: Alors n’utilisez plus ce terme de ‘société civile’ dans vos commentaires et pétition. ce que vous développez ici et que je n’ignore pas rassurez-vous, j’aurais aimé le voir en commentaire sur ‘le sétifois.com’

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