lundi , 19 novembre 2018
Accueil / Culture / LES JEUNES MOSTAGANEMOIS DEFENDENT LA MUSIQUE ANDALOUSE

LES JEUNES MOSTAGANEMOIS DEFENDENT LA MUSIQUE ANDALOUSE

Un récital de musique andalouse  ne se rate pas et quand ce même récital signe la rentrée de l’école de musique du grand Cheikh Moulay Benkrizi et donc exécuté par ses élèves, je me devais d’assister pour encourager par le biais de la presse papier et électronique les efforts consentis par les fils Benkrizi pour la préservation de notre patrimoine immatériel.

Une minute de silence fut observée suite à la disparition d’une consœur musicienne Mlle Zoulikha BENAOUMEUR décédée au mois de juin dernier.

Quelle fut notre surprise, quand le public s’attendait à des élèves d’une école de musique donc des amateurs, il eut droit à une représentation de professionnels. Un régal !

Musique, voix, textes dans un amphithéâtre archi-comble de l’université Abdelhamid Ben Badis, l’association culturelle Ibn Badja voulait perpétuer la tradition d’inviter les mostaganémois chaque rentrée scolaire à assister à la remise des prix à ses propres élèves lauréats du Bac, Bem et fin du cycle primaire ainsi que l’accession des élèves au niveau supérieur en matière de musique. Le public devra également apprécier le travail fourni durant l’année qui s’est écoulée.

Si la musique nourrit l’âme, en tant qu’élément de culture, elle devrait s’inscrire comme une priorité dans la construction de la personnalité de l’Algérien. Le message de Dr Faycal Benkrizi chef d’orchestre et professeur était bien reçu :« la musique représente chez nos élèves comme un élément tout aussi prioritaire que les matières enseignées dans le cycle scolaire ».

La majorité des musiciens sont soit universitaires soit en fin de cycle et le taux de réussite aux examens est très élevé et c’est tant mieux , cela fera taire certaines voix insidieuses.

Un fond d’écran permettait au public de suivre les textes des qacidates  et les différentes parties SIKA – ISTIKHBAR – INSIRAF – MOUNQALABAT…

Le fondateur de cette école le maître incontesté (Allah yerhamou) a dû recevoir des tonnes de hassanettes émanant du public, il était présent !

« Le début remonte à l’année 1992, quand le Maitre quitta l’association NADI EL HILLEL ; plusieurs de ses disciples le suivirent notamment ses deux fils, Fodil et Fayçal.

Le fils aîné Fodil Docteur en médecine, professeur de musique  depuis 1973, Secrétaire général en 1984, puis Président en 1991 de l’association « NADI EL HILLEL ETTAKAFI », lança l’idée de créer une formation musicale qu’il dénommera « IBNOU BADJA » ou « Avempace ».

Depuis cette date, en compagnie de son frère cadet Fayçal Mustapha, de HAMAIDIA Mohamed, Feu BERBER Omar, SLAMANI Nassredine, BENBERNOU Yahia et Nadia OULD MOUSSA, ils débuteront avec ardeur les répétitions.Celles-ci se faisaient au domicile des BENKRIZI la plupart du temps, et chaque musicien ramenait son propre instrument. (Extrait des mémoires de HMB).

Le parcours d’Ibn Badja  est éloquent et cet espace demeure insuffisant pour le relater sans porter préjudice par un quelconque oubli.

Par contre ce que l’on peut rajouter est que le chemin tracé par l’aïeul suit son cours comme si sa présence se ressent à la moindre note d’une mandoline ou d’un rabeb, cet instrument si authentique adopté par Mostaganem après avoir été subtilisé à Tlemcen. Peu importe ! La musique andalouse est NOTRE, d’Est en Ouest. La relève est assurée !

Un mot sur cette musique ancestrale que les Benkrizi nous ont fait aimer par petite touche, elle vient rappeler des souvenirs d’enfance, des parents disparus, des amours de jeunesse, des mots tus à la dulcinée, de l’apprentissage de la poésie…Tout ce qui a fait ce que nous sommes aujourd’hui : Algérien fier de son identité, rien que ça !

Après avoir remercié notre hôte, il lui a été demandé quel message voulait-il passer par le biais du journal ?

En résumé il nous fit remarquer que les mécènes se font rares en ces temps modernes, les difficultés de la vie font que des priorités nous devancent pour les accidentés de la vie mais jamais il ne faut considérer la préservation d’un patrimoine comme un luxe, il est le fondement même de notre société. Il suffit de si peu à tous les mélomanes en mettant la main au porte-monnaie pour faire des miracles comme celui de ce soir ‘être en communion le temps d’une SIKA’.

De notre chroniqueur culturel, Djamil Hadj Mohamed

Djamil Hadj Mohamed
Djamil Hadj Mohamed

Vérifiez également

sila-2017-livre-alger-salon

La Chine, l’invité d’honneur du Salon International du Livre d’Alger (SILA) 2018

Le 23ème Salon International du Livre d’Alger (SILA) qui clôture traditionnellement les événements culturels de …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

blog lam dep | toc dep | giam can nhanh

|

toc ngan dep 2016 | duong da dep | 999+ kieu vay dep 2016

| toc dep 2016 | du lichdia diem an uong

xem hai

the best premium magento themes

dat ten cho con

áo sơ mi nữ

giảm cân nhanh

kiểu tóc đẹp

đặt tên hay cho con

xu hướng thời trangPhunuso.vn

shop giày nữ

giày lười nữgiày thể thao nữthời trang f5Responsive WordPress Themenha cap 4 nong thonmau biet thu deptoc dephouse beautifulgiay the thao nugiay luoi nutạp chí phụ nữhardware resourcesshop giày lườithời trang nam hàn quốcgiày hàn quốcgiày nam 2015shop giày onlineáo sơ mi hàn quốcshop thời trang nam nữdiễn đàn người tiêu dùngdiễn đàn thời tranggiày thể thao nữ hcmphụ kiện thời trang giá rẻ