mardi , 24 octobre 2017
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Un monodrame de Annaba qui bousculera vos idées

« Je vais parler de Moi mais ce sera de vous en fait et si cela vous convient exprimez-vous lancez des bravos et si mes mots vous déplaisent levez-vous ! Et partez ! Mais le pourriez-vous ? »

Une femme qui prend la scène et le Théâtre ‘Djillali Benabdelhalim’ à elle toute seule avec une voix qui porte, des mots qui tantôt ravivent les meurtrissures subies à la femme chez les spectatrices, tantôt secouent les certitudes masculines et leurs positions misogynes.

Ici on vous rappellera la voix de la femme tue, enfouie sous terre pour qu’elle ne porte pas, qu’elle n’emplit pas. Déjà qu’elle porte la Vie que l’homme ne peut lui disputer. Il reste la parole, de peur qu’elle ne se l’accapare, tout est dans la perpétuité de sa soumission. Entendons-nous soumission à l’intérieur du corps social et rébellion à son extérieur. La transmission de ses recommandations et instructions vient de la grand-mère, de la mère…la femme ennemie de la femme. Comme si liberté rimait avec masculinité.

« Suis-je ? existé-je ? Où vais-je ? ‘Etre ou ne pas être’ » ces questions sont présentes à chaque pas, à chaque mouvement, à chaque souffle. Ils résonnent. La comédienne les amplifie à souhait. C’est quoi l’existence d’une femme dans son vécu quotidien, dans ses rêves, ses illusions, ses projections…son horizon où s’arrête-t-il ?

Le Théâtre régional ‘Azzedine Medjoubi’de Annaba inaugure la semaine du théâtre de Annaba/Mascara avec cette pièce ‘El mar’abidhilmaksour’ (2017)(la femme à l’ombre déchiquetée brisée ou humiliée) un texte de Kenza mebarki (il n’y a qu’une femme pour écrire un tel texte aussi poignant), produit par Idriss Boudibaet réalisé par Djamel Hamouda . L’interprétation a été confiée à la comédienne talentueuse Radja Haouari. Un choix judicieux !

Un parterre en forme d’échiquier et on se pose des questions sur la reine, son rôle, son pouvoir, ses limites et ses relations avec les autres (l’imagination est fertile), le reste du décor des barreaux synonyme de prison, fort heureusement quelques ouvertures permettant des escapades ou peut être à l’inconscient de s’exprimer.

La musique est essentielle dans cette pièce, des morceaux de Santana, Idir, Ahmed Wahbi, un Egyptien…. Ce qui permet à la comédienne de danser, de virevolter, de souffler, de s’appesantir après ses éclats de voix, ses rires saccadés, ses pleurs et gémissements.

A un moment donné j’ai pensé revoir ‘le fou’ de Gogol tant le jeu de scène est similaire, tellement bien exécuté.

Ah j’oubliai ! Il y a un homme en costume cravate en arrière-plan qui va qui vient, disparait puis revient. L’homme devient élément du décor. Finalement il sert à quoi ? Il est juste mis entre parenthèses durant 50 minutes.

De notre correspondant à Mostaganem, Djamil Hadj Mohamed

Djamil Hadj Mohamed
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