samedi , 25 novembre 2017
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Mostaganem : Mostaland…Le festival du théâtre amateur : le coup d’envoi une déception !

« Dis Tonton, pourquoi ils ont ouvert le parc, il n’est pas fini ? » (sic) Ilias, un gamin de 11 ans estivant algérien venu de Blois.

On inaugure un parc de loisirs ‘Mostaland’ à Kharrouba en plein chantier. Inadmissible. Il servira de décor pour la caravane de circonstance programmée pour le lancement du festival national du théâtre amateur dans sa 50ème édition. Le wali de Mostaganem ‘Maintenu dans ses fonctions’ n’a pas vu les tranchées, les tas de gravats,les monticules de pierrailles, lesgaines de câble plantées aux abords du parc, la clôture non terminée, un ravalement de dernière minute…

Il est vrai que la chaleur de cet fin d’après-midi et le fort taux d’humidité n’ont eu aucun effet sur les petits Mostaganémois et leurs parents qui se sont carrément rués vers le parc…Un monde fou…on annonce 80.000 visiteurs. Un service d’ordre de circonstance, une inauguration de façade pour un lancement des festivités.

Pour un 50ème anniversaire, il fallait bien sauver la face :Mostaland, des clowns, une fantasia, des troupes folkloriques venues de quelques wilayate, de la fanfare…Faites du bruit ! Et le tour est joué. Une troupe d’amateurs de Mostaganem sur les 13 recensées, une seule.

Le tout bien entendu décalé dans le temps, prévu à 16h, il fallait attendre 19h30. Mais ça, c’est normal ; on est en Algérie.

‘Le sétifois’ reviendra sur ‘Mostaland’ quand le projet sera terminé. On ne peut appeler cette mascarade une réception officielle d’un projet aussi important.

22h Maison de la culture ‘OuldAbderahmane Kaki – Une opérette pour le spectacle d’ouverture dans une salle archicomble. S’agissait-il d’une rétrospective du plus vieux festival ou de la jeune Algérie. Il est vrai que le festival du théâtre amateur a vécu l’Algérie dans ses joies et ses peines, ses espoirs et ses désillusions, ses luttes et ses renoncements, ses avancées et ses régressions (pas si fécondes) mais on n’a pas eu droit dans ce spectacle ce que nous – génération de l’indépendance – qui avions vécu tout cela, ce qu’il fallait transmettre à la nouvelle génération et que celle-ci le développe à sa manière sans interférence.

L’Algérie évolue et son théâtre aussi !

Vendredi coup d’envoi de la compétition

18h Maison de la culture OAK- l’Association culturelle TAQARMA d’Akbou – Bedjaia avec sa pièce ‘Julius Cesar’ en langue tamazight du réalisateur Okbaoui Cheikh, a donné le coup d’envoi de la compétition devant un jury ‘international’ (oui puisque comportant un Egyptien et un Palestinien).

Peu de décors, deux costumes (costume-cravate) & (tunique romaine) et l’alternance entre les deux nous fait comprendre que le pouvoir et ses vicissitudes a survécu aux siècles. Les similitudes entre le pouvoir contemporain et celui de Rome sont bien mis en exergue. Dans cette pièce il y a du texte, beaucoup de texte. Vous m’avez compris !

20h (prévu 19h puis programmée pour 21h) Théâtre régional ‘DjillaliBenabdelhalim’ – la Tunisie présente en OFF une pièce ‘Rich naam’ (une plume d’autruche) de l’Association ‘Chihab el masrahi’ (Une étincelle de théâtre). Rendez-vous raté !

22h45 Maison de la culture OAK – l’Association culturelle ITRAN Ait Lahcen de Tizi Ouzou présente sa pièce ‘la dernière pièce’ du réalisateur, le même que celui de Bedjaia, Okbaoui Cheikh ; toujours en langue tamazight. Le texte est de Falah Chaker (Fi AAli el Houb – au summum de l’amour) avec une traduction de TaouesYehia Messaoud. Un prospectus distribué en début de séance nous permit de suivre tant bien que mal la représentation. Le débat qui s’en suivit dans les couloirs et jardins de la maison de la culture était assez houleux entre les fervents de l’art théâtral (texte en tamazight non compris – l’entendre dans les sens : compréhension et inclusion) et ceux qui défendent le texte en tamazight en tant que langue officielle.

Pour réconcilier les deux protagonistes, la proposition de prévoir un sous-titrage en arabe et en français par data-show aurait permis de porter le message que voulait véhiculer le texte. Et comme je l’avais signalé dans un article sur le théâtre de Tizi-ouzou (voir ‘Le Sétifois culture), la langue Tamazight est une langue de poésie, sa richesse apporte à l’art théâtral une dimension inestimable de recherche, de culture, d’art et d’humanité à cause de son aspect ancestral. Occulter cet état de fait c’est ne pas rendre service à cette langue et cela devient une faute, donc un crime sans intention de le donner, certes.

De notre correspondant à Mostaganem, Djamil Hadj Mohamed

 Djamil Hadj Mohamed
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un commentaire

  1. une bonne analyse objective et qui se veut exhaustive associer deux évènements au prix d’un rentre dans le cadre de l’austérité….

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